Ma sœur,
Je ne sais pas comment écrire ces mots sans avoir le cœur qui se brise. Depuis que tu es partie, quelque chose en moi s’est éteint.
Il y a désormais un vide immense à l’endroit où ta présence avait sa place.
J’aimerais tellement pouvoir te revoir une dernière fois. Entendre ta voix, croiser ton regard, entendre ton rire. J’aimerais pouvoir te serrer dans mes bras et te dire tout ce que je n’ai peut-être pas assez dit lorsque tu étais encore là : je t’aime, ma sœur. Je t’aime profondément.
On pense toujours qu’on aura le temps. Le temps de se parler, de se retrouver, de se dire les choses et de profiter encore un peu l’un de l’autre. Mais aujourd’hui, je donnerais tout pour quelques minutes de plus avec toi.
Quelques minutes seulement…
Tu n’étais pas simplement ma sœur. Tu étais une partie de mon histoire. Une partie de mon enfance, de mes souvenirs, de ma vie. Avec toi disparaît une partie de moi que personne ne pourra jamais remplacer.
Je repense à tous ces moments que nous avons vécus ensemble. Nos rires, nos disputes, nos secrets, nos petits bonheurs, nos moments de complicité… À l’époque, nous ne savions pas que ces instants deviendraient un jour des trésors aussi précieux.
Aujourd’hui, je donnerais tout pour pouvoir revivre ne serait-ce qu’un seul de ces moments.
Tu me manques d’une façon que les mots ne peuvent pas expliquer.
Tu me manqueras dans les petites choses du quotidien. Dans une chanson qui me fera penser à toi. Dans une photo retrouvée par hasard. Dans une phrase que tu aurais dite. Dans un souvenir qui surgira sans prévenir. Dans ces moments où j’aurai envie de t’appeler pour te raconter quelque chose… avant de me rappeler que ton téléphone ne sonnera plus.
Et c’est peut-être cela, le plus difficile : apprendre à vivre avec ton absence alors que mon cœur, lui, continuera toujours à chercher ta présence.
Je regrette tout ce que je n’ai pas dit. Toutes les fois où j’ai pensé « je lui dirai plus tard ». Tous les « je t’aime » que j’ai gardés pour moi, comme si nous avions devant nous une éternité.
Mais surtout, je voudrais que tu saches une chose : je suis fier d’avoir été ton frère.
Et même si la douleur est immense aujourd’hui, je ne veux pas que la mort soit la seule chose qui me fasse penser à toi. Je veux me souvenir de la vie que tu as vécue. De la personne que tu étais. De ton sourire, de ta force, de ta tendresse, de tes défauts aussi, parce que tout cela faisait de toi ma sœur, unique et irremplaçable.
Je ne sais pas ce qu’il y a après la vie. Tu avais des convictions et des croyances biens établies sur le sujet. On en a beaucoup parlé. Je ne sais pas où tu es maintenant. Mais j’aime croire que quelque part, tu peux encore m’entendre.
Alors écoute-moi, ma sœur :
Je t’aime.
Je suis fier de toi.
Tu me manques.
Et je ne t’oublierai jamais.
La vie va continuer, malgré moi. Je vais devoir apprendre à avancer sans pouvoir te prendre dans mes bras. Mais je te promets que je ne te laisserai jamais disparaître complètement.
Je parlerai de toi.
Je raconterai nos souvenirs.
Je garderai précieusement tout ce qui me rappelle ta présence.
Et chaque fois que je regarderai le ciel, j’aimerai croire qu’une petite partie de toi est encore là, quelque part, pour veiller sur nous.
Un jour, peut-être, la douleur laissera un peu de place aux souvenirs heureux. Mais aujourd’hui, je pleure simplement ma sœur. Je pleure ton absence. Je pleure tout ce que nous n’aurons plus le temps de vivre ensemble.
Tu es partie trop tôt.
Et même si je dois continuer ma route, je marcherai toujours avec une partie de toi dans mon cœur.
Repose en paix, ma sœur.
Merci d’avoir existé.
Merci d’avoir été ma sœur.
Merci pour tous les moments que tu m’as offerts.
Je t’aime aujourd’hui.
Je t’aimerai demain.
Et je t’aimerai jusqu’à mon dernier souffle.
Ce n’est pas un adieu, ma sœur.
C’est simplement un « à bientôt » que mon cœur espère pouvoir te dire un jour.
Ton frère, pour toujours.